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Les poubelles de la mémoire


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Un siècle d’amitié franco-togolaise, ça se fête, pas vrai ? On a viré les Allemands pour votre plus grand bonheur ! Eux, c’était la trique ; les Boches, c’est toujours la trique ! (A Reine, en rigolant) Remarque, moi aussi, c’est toujours la trique ! (A Lydie) Nous les Français, on est imbattables en droits de l’Homme et… aux boules (Il se marre tout seul.)

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(Un bar populaire disposant d’une grande cour dans laquelle sont disposées des tables et des chaises. Une fille sophistiquée, Reine Yanu, la trentaine, et un Blanc, Gérard Foccart, débarquent.)
FOCCART : Tu connais la patronne ?
REINE : Oui, mais il paraît qu’elle est à Dapaong pour des congés et des obsèques. Elle en a pour deux mois. Nous devons arranger ça avec Lydie, la jeune étudiante au chômage qui tient le bar en son absence. (Ils font un tour d’inspection dans le bar).
LYDIE : C’est encore ce tocard de Foccart et sa chienne de Reine, qui viennent me faire chier. Leurs mensonges et leur hypocrisie me tapent sur les nerfs. Ces gens croient qu’ils peuvent tout acheter avec de l’argent ! Vous imaginez un peu la tête de tous ces pauvres gens qui ont déjà fait de lourdes dépenses pour la cérémonie de libération des jeunes coiffeuses et couturières quand je vais leur dire d’aller se faire voir ailleurs ? C’est cette Reine qui m’énerve le plus. Moi, au moins, je sais d’où je viens. (Elle est interrompue par Reine.)
REINE : Bonjour, Lydie, ta patronne t’a laissé des instructions pour la location du bar ?
FOCCART : Un siècle d’amitié franco-togolaise, ça se fête, pas vrai ? On a viré les Allemands pour votre plus grand bonheur ! Eux, c’était la trique ; les Boches, c’est toujours la trique ! (A Reine, en rigolant) Remarque, moi aussi, c’est toujours la trique ! (A Lydie) Nous les Français, on est imbattables en droits de l’Homme et… aux boules (Il se marre tout seul.)
LYDIE : Ce ne sera pas possible le douze de ce mois ; on a une cérémonie de libération d’apprenties coiffeuses et d’apprenties couturières avec remises de diplômes.
FOCCART : Vous plaisantez, la belle ! Vous n’essayerez pas de faire monter les enchères ? Je suis prêt à mettre le paquet !
REINE : Monsieur Foccart représente l’ambassade de France ! Au Togo, on ne refuse rien à l’ambassade de France ! Tu ne peux pas refuser ça ! A la cérémonie, il y aura Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur de France, des ministres togolais !
FOCCART : Elle nous fait marcher ! Vous les Togolaises, vous avez le commerce dans le sang ! Même votre cul, il est à vendre, hein ! ma belle ! Combien tu veux ?
LYDIE : Rien du tout. Ce n’est tout simplement pas possible. A Lomé, il y a plein d’endroits qui pourraient vous convenir et où vous pourrez acheter des culs pour y tremper votre homme. Sale pervers, va ! (Basile arrive et les interrompt.)
BASILE : Ouais ! (Il lève les deux bras en l’air en signe de victoire.) Ma chère Lydie, sers-moi ma bière préférée. Hier soir, grâce à Reine, j’ai pu avoir un long entretien avec monsieur Foccart ; il est prêt à m’aider pour l’obtention d’un visa pour la France ! C’est pas formidable, ça ? Je t’offre une bière à toi aussi, exceptionnellement, malgré mes poches trouées !

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